#Fiction number two : Look after you 
 

   #Fiction number two : Look after you
Prévenues






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_____ Je me souviens du jour où tu m'as dit que tu partais, que tu avais besoin de voir d'autre horizon, de changer d'air. Je me souviens de la fois où tu m'as dit : C'est fini. Tu es parti sans m'expliquer, sans savoir ce que moi je ferais sans toi. Tu n'as donc rien comprit durant toutes ces années ? Tu m'as dit : Nous deux c'est pour la vie, et naïve comme je suis, je t'ai cru. Je te déteste parce que tu m'as quitté, mais je ne peux m'empêcher de t'aimer. Je te retrouverai Danny Jones. Sois-en sur.

« Je t'avais promit que je serais toujours là. Je tiens toujours mes promesses. »


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# Posted on Friday, 28 August 2009 at 1:52 PM

Edited on Saturday, 10 October 2009 at 6:03 AM

 
 Chapter One : Nobody wins when everyone's losing
 

   Chapter One : Nobody wins when everyone's losing
_____ Assise sur mon lit, ma guitare entre les mains, j'essayai désespérément de jouer la chanson que j'avais en tête depuis plusieurs jours. Alors que je réussis à aligner quelques notes, ma porte s'ouvrit à la volée, me faisant sursauter comme jamais.

« Ca t'arrive de frapper ? » m'écriai-je.
« Qu'est-ce que ça change que je frappe ou non ? » me répondit mon frère.
« Ce qui change, c'est que j'aurais pu être occupé ou avec quelqu'un. »
« Un mec par exemple ? »
répliqua t-il avec un sourire moqueur sur le visage.
« Par exemple, mais je ne vois pas en quoi ça te regarde de toute manière. »
« Tu ne vois jamais personne de toute façon. »
« Tu me fais chier, Hazz. »
lançai-je. « Bon, qu'est-ce que tu veux ? »
« On vient de recevoir ça. »

_____ Il s'assit sur le lit à côté de moi et me tendit une feuille de papier que je parcourus rapidement du regard.

« C'est une lettre des parents. »
« Des parents ? Je croyais qu'ils rentraient demain ? »
m'étonnai-je.
« Lis-la, tout est écrit dedans. »

_____ Je fronçai les sourcils mais obtempérai. Je lus toute la lettre, chaque mot qui était écrit de la fine écriture de ma mère. Je finis par poser la feuille sur la couette, la fixant comme si elle était empoisonnée, mes poings se serrèrent sans que je m'en rende vraiment compte.

« Léna, ça va ? »
« Ils n'ont pas le droit de nous faire ça. »
murmurai-je. « Ils nous avait promis qu'ils rentreraient avant la rentrée. »
« Je sais. »
« Ca fait deux mois qu'ils sont partis en France, deux mois qu'on ne les a pas vu et les seules nouvelles qu'on a c'est une lettre où ils nous disent qu'ils restent là-bas un mois supplémentaire. Mais qu'est-ce qu'ils ont a tous partir pour la France ? Ce pays est si magnifique que ça ? »


_____ Je fixai Harry comme si j'allais obtenir des réponses dans son regard ou sur son visage, mais la seule chose que je réussis à déchiffrer, ce fut de la peine. Je sentais la colère qui montait peu à peu.

« Il faut que tu te calmes, Léna. » m'intima cette petite voix dans ma tête appelée conscience. « Tu sais ce qui arrive quand tu t'énerves. »

_____ Oh ! Toi, la ferme ! m'écriai-je intérieurement. Je soufflai discrètement, essayant d'évacuer la rage qui me consumait.

« Tu crois qu'ils nous aiment ? » demandai-je, tout à trac.

_____ Ma question sembla le choqué, Harry s'installa un peu plus confortablement sur le lit et planta son regard dans le mien.

« Bien sur, où tu vas chercher des trucs pareil ? »
« Tu vois, j'ai quelques doutes. Des parents normaux ne laisseraient pas leurs enfants seuls dans une maison immense pendant des mois et en plus, sans donner de nouvelle. On aurait pu se faire dévorer par des loups ou enlevés par un psychopathe qui nous aurait coupé en morceau pour ensuite vendre nos organes illégalement. On ne sait jamais ce qui peut se passer. »
« Les loups ce n'est pas très courant à Londres, tu sais. »
se moqua t-il. « Je ne pense pas qu'ils vont venir frapper à notre porte pour savoir s'ils peuvent nous manger. »
« Tu n'as jamais vu Le Petit Chaperon rouge ? »
« C'est un conte pour enfant. »
rigola t-il.

_____ Je lui jetai un regard noir ce qui le fit encore plus rire.

« T'as fini de te payer ma tronche ! » lançai-je en le frappant sur le bras.

_____ Il continua à rire pendant un moment puis finis par se calmer.

« On est assez grand pour s'assumer tout seuls de toute façon, on a réussis à se débrouiller pendant deux mois alors pourquoi pas pendant trois ? Puis avec les cours qui vont reprendre, on ne se rendra même pas compte de leur absence. »
« C'est toi qui le dit. »
raillai-je.
« Léna, arrête de stresser. »
« Je ne stresse pas. J'ai peur... »
avouai-je en baissant la tête.
« Peur de quoi ? Des loups ? »

_____ Je le fusillai du regard.

« Tu es vraiment con, tu sais ça ? »
« Excuse-moi. Tu as peur de quoi, alors ? »


_____ Je gardai le silence, je ne savais même pas pourquoi je lui avais avoué ma peur. Peut-être parce que j'en avais marre de mentir aux autres et à moi-même par la même occasion. Peut-être aussi parce que les doutes que j'avais depuis plusieurs semaines étaient fondés. Peut-être que...

« Léna ? »

_____ Je ne relevai pas la tête, Harry posa un doigt sous mon menton et m'obligea à le regarder.

« Dis-moi ce qui ne va pas. »
« J'ai peur que... Tout se termine comme avec Danny. Que les parents restent en France et qu'ils nous oublient comme Danny m'a oublié. Comme il nous a oublié. »


_____ Je sentis Harry se tendre, ses mâchoires se crispèrent et il détourna son regard du mien. Je compris que la haine qu'il éprouvait envers Danny ne s'était pas dissipée avec le temps, ce qui me noua l'estomac.

« Désolée... Je sais que toi et Dan'... »
« Les parents ne seront jamais comme Danny, tu m'entends ? Jamais ! Tu les insulte en disant ça. Danny t'as abandonné, il nous a tous abandonné. Je ne veux plus entendre parler de lui, c'est clair ? »


_____ Son regard n'exprimait plus que colère et mépris, mes yeux me piquèrent et je m'efforçai de refouler les larmes qui ne demandaient qu'à sortir. Des dizaines de souvenirs enfouit dans ma tête refirent surface, rendant encore plus dur mon envie de ne pas pleurer. Harry m'attira contre lui et me serra doucement dans ses bras, je m'accrochai à lui en mettant ma tête dans son cou.

« Danny c'est du passé, ne pense plus à lui. » me chuchota t-il.

_____ J'avais envie de lui dire que c'était impossible, mais je me retins juste à temps. Ca n'aurait fait que empirer la situation. Harry desserra son étreinte, me regardant dans les yeux avec une expression que je ne réussis pas à déchiffrer. La sonnerie de son portable résonna au loin, il fit une petite moue mais ne bougea pas.

« Va répondre. » lui conseillai-je.

_____ Il hésita un moment, puis se leva du lit pour se rendre dans sa chambre, me laissant seule dans la mienne. Je repris ma guitare et mon médiator, puis commençai à jouer la musique qui résonnait dans ma tête. A ma plus grande surprise, aucune fausse note ne vint tout rater.


# Posted on Wednesday, 02 September 2009 at 4:23 AM

Edited on Wednesday, 09 September 2009 at 1:31 PM

 
 Chapter Two : I miss the life, I miss the colors of the world
 

   Chapter Two : I miss the life, I miss the colors of the world
_____ Mon esprit divaguait sur Danny, ça faisait un moment que je n'avais pas penser autant à lui au point de pleurer comme j'étais en train de le faire, Harry était toujours au téléphone avec je ne sais qui. Je séchai mes larmes rapidement car la sonnette venait de retentir, je quittai mon lit puis me dirigeai d'un pas lourd vers la porte d'entrée.

« Hey, princesse ! »
« Doug', qu'est-ce qui t'amène ? »
« Je viens te sortir de ton trou paumé. »
dit-il en entrant à l'intérieur.
« Et où tu m'emmènes ? »
« Chez moi, j'ai un nouveau morceau à te faire écouter. »
« Tu me sors de mon trou pommé mais tu m'emmène dans un coin encore plus paumé. Tu es d'une logique implacable, mon cher Dougie. »
remarquai-je en lui souriant.

_____ Il me tira la langue et s'approcha un peu plus de moi, il fixa mon visage sans bouger, les yeux légèrement plissés.

« Quoi ? J'ai un bouton sur le nez ? »
« Tu as pleuré. »
constata t-il.
« Non. »
« Si, et je pari que c'est encore à cause de Jones. »
« Et si c'était le cas, qu'est-ce que ça changerais ? »
« Ce qui change c'est que cet ordure continue à te pourrir la vie alors que ça fait deux ans qu'il est partit on ne sait où. »
« Cet ordure, comme tu dis, était ton meilleur ami. »
« Comme tu le dis si bien, c'était mon meilleur ami. »
« Ta manie de toujours avoir le dernier mot m'horripile. »
« C'est pour ça que tu m'aimes, ma chérie. »


_____ Je roulai des yeux alors qu'il me prenait dans ses bras et me serrai contre lui.

« Il ne faut plus que tu penses à lui. »
« Si tu crois que c'est si facile. »
raillai-je.

_____ Je l'entendis soupirer mais il n'ajouta rien de plus.

« Ton frangin n'est pas là ? » demanda t-il.
« Si, il est dans sa chambre. »
« HAZZ ! »
hurla t-il.
« Bordel, Dougie ! Tu m'as brisé un tympan là. » m'écriai-je en me tenant l'oreille. « Puis ce n'est pas la peine de hurler, il n'est pas sourd. »

_____ Il desserra son étreinte en rigolant alors que Harry débarquait dans le salon, le portable scotcher à l'oreille.

« Quoi ? » demanda t-il en fixant Dougie. « Non, ce n'est pas à toi que je parle... Un ami... J'ai dis un pas une... »

_____ Il leva les yeux au ciel ce qui me fit rire, Dougie s'approcha de Harry et se colla à lui pour entendre la conversation qu'il avait – apparemment – avec une demoiselle.

« Bordel, mais Dougie qu'est-ce que tu fous ? » s'écria t-il en se reculant du petit blond.
« C'est qui ? Comment elle s'appelle ? Ah oui, je sais ! C'est la fille sur qui tu craquais l'autre jour. Comment elle s'appelle déjà... Cynthia ! Voilà c'est ça. Ou alors c'est Lucie, ou peut-être bien que c'est Cathy, la petite blonde là. »
« Mais ferme là ! »
cria Harry en regardant Dougie d'un air outré. « Non, ne l'écoute pas, sa santé mentale est atteinte... Qui sont ces filles ? Bah, ce sont des filles... Mais bien sur que non... Allo ? Allo ? »

_____ Il regarda son portable et poussa un juron quand il s'aperçut qu'elle avait raccrocher.

« Bien joué Dougie. Ah non, mais vraiment là tu te surpasse. »
« Bah quoi ? »
demanda t-il innocemment.

_____ Je me mis à rire tellement fort que je m'en étonnais moi-même, je du m'asseoir sur le canapé en me tenant le ventre pour ne pas tomber par terre.

« Et qu'est-ce qu'elle a à rire, celle là ? »
s'exaspéra Harry en me jetant un regard noir.
« Vous êtes trop drôle ! » réussis-je à articuler alors que mon fou rire reprenait de plus belle.

_____ J'étais carrément allongé sur le canapé et mordais dans un coussin pour essayer de me calmer mais c'était peine perdue. Mon fou rire fut contagieux puisque Dougie se mit à rire lui aussi sous le regard outré de Harry qui nous dévisageait comme si on était des fous venant de sortir de leur asile. Vexé, il quitta le salon pour se rendre dans sa chambre.

« J'ai mal au ventre. » dis-je d'une voix cassée en soufflant.

_____ Je m'essuyai les yeux et me remis debout, Dougie fit pareil et posa son regard sur moi. Il n'en fallut pas plus pour qu'on se remette à rire en se tenant mutuellement pour ne pas tomber. On entendit les protestations de Harry ce qui alimenta un peu plus notre fou rire.

« Viens on sort, où je vais finir par m'étouffer. »

_____ Je lui pris la main et l'emmenai dehors, respirant un bon coup d'air frais pour me calmer.

« On va chez toi alors ? »
« C'est partit. »


_____ On traversa la rue puis prit le chemin qui menait chez Dougie, ce dernier enfouit ses mains dans ses poches et regarda les alentours d'un air absent.

« Lâche ce que tu veux me dire. »
« Je ne... »

« Dougie. » le coupai-je.

_____ Il soupira et se résigna.

« Tu penses souvent à lui. » me demanda t-il en tournant la tête vers moi.
« A Danny ? »
« Non, le pape. »
railla t-il.

_____ Je ne pu retenir un petit rire qui s'échappa de ma gorge, sa question me gênait pour je ne sais quel raison. Il me fixait toujours, attendant une réponse de ma part mais je ne pouvais lui donner. Je ne pouvais pas lui dire que chaque seconde sans Danny était un vrai calvaire pour moi, que ma vie sans lui m'était inconcevable.

« Assez souvent. » avouai-je.
« Assez souvent ? »
« D'accord, souvent. »
« Souvent ? »
« Merde, Dougie ! Voilà. »


_____ Je me renfrognai, ne voulant pas continuer sur ce sujet là mais Dougie en avait décidé autrement.

« Tu ne devrais pas penser à lui, ça te détruit. Il te détruit. »
« Parce que tu crois que ça me plais peut-être ? »
m'énervai-je. « Tu crois vraiment que je n'ai pas essayé de l'oublier durant ces deux fichu années ? Tu crois que je n'ai pas essayé d'oublier tous ces souvenirs et tout ce qu'il m'a dit ? J'ai essayé, bien plus que tu ne peux le penser, mais je n'y arrive pas, c'est tout. »
« Ne te fâche pas. »
« Je ne me fâche pas. »
déclarai-je.

_____ Au moment où je prononçai cette phrase, Dougie s'arrêta devant chez lui, je n'avais même pas remarquer qu'on était déjà arrivé. Il m'entraîna à l'intérieur et referma la porte derrière nous, on alla dans sa chambre et il prit directement sa guitare.

« Tu te souviens de la chanson que je t'avais joué l'autre jour ? »
« Oui. »
« Je l'ai un peu modifié. »


_____ Dougie s'assit sur son lit et je fis de même, il se racla la gorge, accorda sa guitare puis commença à jouer. Comme à chaque fois, les notes me donnèrent des frissons, les paroles me traversèrent de part en part à tel point que je n'osais même plus respirer.

« I'm gettin' tired of asking is this the final time ? So did I make you happy ? Cause' you cried an ocean. There's a thousand lies about the way you smile written in my mind, but every single word is a lie... »

_____ Je le laissai terminé sa chanson, je n'arrivais pas à détacher mes yeux de son visage si concentré sur sa guitare. La dernière note résonna et le silence retomba dans la pièce.

« Comment c'était ? » me demanda t-il en relevant la tête.
« Sublime. » avouai-je.
« Tu en es sure ? Parce que tu pleures. »

_____ Je touchai mes joues du bout des doigts puis poussai un léger juron en constatant qu'elles étaient trempées, Dougie posa sa main sur ma joue et essuya mes larmes en me souriant timidement. Son visage se rapprocha dangereusement du mien et à ma plus grande surprise, je ne bronchai pas. Mes yeux dérivèrent sur sa bouche un quart de seconde avant que ses lèvres ne se posent sur les miennes, je sentis mes muscles se crispés mais je ne bougeai pas d'un pouce. J'avais la méchante impression que le temps venait de s'arrêter, comme quand j'étais avec Danny. Danny. J'étais en train d'embrasser Dougie et c'est à Danny que je pensais, je repoussai cette pensée et par la même occasion, je rompis ce baiser. Dougie me fixa sans rien dire, j'essayai désespérément de déchiffrer son regard mais même avec toute la volonté du monde, je n'y parvins pas. Je réussis quand même à trouver une lueur de déception, est-ce qu'il avait comprit ?

« Encore et toujours lui, hein ? »

_____ Mon dieu, mon Dougie, si tu savais...

# Posted on Wednesday, 02 September 2009 at 4:37 AM

Edited on Thursday, 10 September 2009 at 11:34 AM

 
 Chapter Three : 'Cuz it's just a game
 

   Chapter Three : 'Cuz it's just a game
« Je... Je suis désolée Dougie, mais je ne peux pas. » balbutiai-je en baissant la tête.
« Je m'en doutais de toute façon, Jones est toujours présent. »
« Ca n'a rien à voir avec Danny, mais tu es mon meilleur ami et... »
« Tu ne veux pas briser notre amitié avec une histoire de c½ur, et patati et patata, ouais je connais la chanson. »
me coupa t-il. « Mais je te signale que Danny aussi était ton ami, et ça ne t'as pas empêché de sortir avec lui. »

_____ Je m'y attendais un peu à ce genre de réflexion, mais elle me fit l'effet d'un coup de poignard en plein c½ur.

« Danny c'était différent. »
« Mais bien sur. »
dit-il, sarcastique.

_____ Il enleva sa guitare qui était posée sur son lit pour pouvoir s'allonger sur le dos, les bras logés derrière la tête.

« Dougie, ne m'en veux pas, je t'en prie. »
« Ce n'est pas à toi que j'en veux, mais à moi. Je me demande comment j'ai pu tomber amoureux de toi, alors que je savais que Danny serait toujours là pour me barrer la route. »


_____ Son regard se posa sur moi alors que j'essayai de me rappeler comment on faisait pour respirer.

« Depuis combien de temps tu... »
« Je t'aime ? Environ trois ans, peut-être quatre, je ne sais plus trop. Tous les jours se ressemblent de toute manière. Je me tais depuis trop longtemps, maintenant, parce que je savais que tu me considérais comme un ami et qu'il n'y aurait jamais rien entre nous. Puis, quand j'ai essayé de t'en parler il y a deux ans, je t'ai vu embrasser Danny, alors j'ai compris et je n'ai pas insisté. »
« Je suis désolé, Dougie. »
dis-je à voix basse.
« Ouais, moi aussi. »

_____ Il retourna à sa contemplation du plafond alors que je jouai nerveusement avec mes doigts, la situation me gênait, j'avais l'impression que quelque chose avait changée entre nous en l'espace d'une poignée de seconde.

« On s'éloigne. »
« Quoi ? »
« Je sens qu'on s'éloigne, je sens... Comme un mur qui s'est installé entre nous, et je déteste ça. »
« Tu sais, je sais qu'il ne se passera rien, Léna et je ne veux pas de ta pitié. Alors on fera comme si je ne t'avais rien dit, d'accord ? »
« Okay. »
soufflai-je, peu convaincue.

_____ De nouveau le silence, lourd et pesant.

« Je vais y aller, je crois. »
« Comme tu veux. »


_____ Hésitante, je finis par me pencher vers lui pour déposer un petit baiser sur sa joue puis je me levai et quittai la chambre ainsi que la maison. Mon estomac était totalement noué, les paroles de Dougie ne cessaient de résonner dans ma tête. Toutes ces années passées ensemble me revinrent en pleine figure dans une sorte de flash-back assez désagréable. Mais comment j'avais pu faire pour ne pas me rendre compte de tout ça ? Le retour de Miss Conscience m'exaspéra un peu plus.

« Comment as-tu pu en arriver là ? » dit-elle sur un ton réprobateur.
« Est-ce que je t'en pose des questions ? » râlai-je.

_____ Je croyais que j'avais pensé cette phrase mais quand je vis le regard bizarre des gens autour de moi, je compris que je m'étais trompé.

« Maman, pourquoi la fille elle parle toute seule ? » demanda un petit garçon à sa mère qui me jeta un regard froid.

_____ Le gamin me regarda à son tour et - en vraie attardée mentale - je lui fis une grimace digne d'un môme de deux ans avant de continuer mon chemin.
_____ Après un bon quart d'heure de marche, j'arrivai à la maison avec comme idée, de rester dans ma chambre et de ne plus en ressortir avant un long moment. Je rentrai dans le salon puis poussai un cri strident quand mes yeux se posèrent sur le canapé.

« Harry ?! »

_____ Ce dernier se trouvait en très charmante compagnie dans une position assez... gênante. Il se redressa en se grattant le derrière de la tête et en évitant soigneusement de croiser mon regard choqué. La jeune brune était aussi rouge que les coussins du canapé et elle se mit en position assise tout en remettant correctement son chemisier. Quand à Harry, il arpentait le salon à la recherche de son t-shirt qui avait fait son baptême de l'air.

« Bon, on va faire comme si j'avais rien vu. » dis-je en me cachant les yeux.
« Je crois que je vais y aller. » lança la jeune brune en se levant.

_____ Harry essaya de la retenir mais elle l'embrassa rapidement avant de quitter la maison. Hazz se laissa tomber sur le canapé en soupirant.

« J'ai du passer sous une échelle ou briser un miroir pour avoir autant de malchance. » se plaignit-il.
« Désolée, mais je ne pouvais pas savoir. »
« Bah, pas grave, je la rappellerai. Sinon, c'était bien chez Dougie ? »

_____ J'eus un blocage qui sembla durer une éternité, mais par je ne sais quel moyen je réussis à reprendre mon sang-froid avant que Harry ne se pose des questions.

« Oui, super. Comme d'habitude. » répondis-je avec un petit sourire que je voulais convaincant. « Je vais dans ma chambre. »

_____ Je n'attendis pas de réponse de sa part pour m'éclipser dans mon refuge où je fermai la porte et m'adossai contre cette dernière en soufflant un bon coup. J'allumai ma chaîne Hi Fi et le son de The Fray résonna dans la pièce, j'adorais ce groupe mais il n'y avait rien de mieux pour faire une dépression. Je me laissai tomber sur mon lit puis poussai un juron quand je sentis que je m'étais allongé sur quelque chose ; mon portable. Je vérifiai mes messages par la même occasion et je vis que j'avais reçu un texto d'un numéro inconnu. Intriguée, je l'ouvris et le lis. En y repensant, je me dis que j'aurais mieux fait de le supprimer directement au lieu de le lire, mais ma curiosité était trop forte.

« Retrouve moi ce soir. Je t'attendrai au parc. »

_____ Voilà ce qui était marqué sur ce fameux message, je répondis rapidement en disant que la personne c'était trompé de numéro puis je ne tardai pas à obtenir une réponse.

« Non, je ne crois pas. »

_____ Mais c'était quoi ce bordel ? Pour en avoir le coeur net, je composai le numéro et appuyai sur la touche appel, seulement deux sonneries retentirent avant qu'une voix masculine ne décroche.

« Je ne sais pas qui vous êtes, mais je vous répète que vous vous êtes trompé de numéro. »
« Et moi, je te répète que je ne me suis pas trompé. »


_____ Ce petit jeu allait m'énerver dans pas très longtemps si ce type continuait comme ça, je poussai un long soupir en faisant craquer mes doigts.

« Et vous êtes qui ? » demandai-je d'une voix que je voulais calme.
« Tu ne me reconnais pas ? »
« J'ai pas vraiment envie de jouer aux devinettes. »
répondis-je sèchement.

_____ Il eut un petit rire. Ce rire. En une seconde le temps sembla s'arrêter comme quand j'étais chez Dougie, je détestais cette impression. Je dus me forcer à respirer, les larmes me piquèrent les yeux et je sentais la crise d'hystérie arriver. Ca ne pouvait pas être lui, c'était impossible, pas au bout de tout ce temps.

« Toujours en train d'écouter ta musique déprimante. » commenta t-il en entendant Look after you de The Fray.
« Danny... » soufflai-je.
« Non, c'est le Père Noël. » ironisa t-il.

_____ J'essayai tant bien que mal de reprendre mes esprits mais je n'y arrivais pas, j'étais totalement abasourdi, incapable de croire que je parlais à Danny. Mon Danny. Le jour où il m'avait laissé en plan au milieu de cette rue me revint en mémoire et la stupéfaction laissa place à de la colère. Sans chercher à comprendre, je raccrochai et lançai mon portable devant moi, il rebondit sur la couette avant de tomber par terre. Ma respiration était saccadée, mes poumons rejetaient l'air que je leur donnais. Il fallait à tout prix que je me calme. J'enfouis ma tête dans mes genoux puis fermai les yeux en pensant à quelque chose qui ne mettait pas mes nerfs à vif. Mon portable sonna, je relevai la tête et me penchai pour l'attraper.

« Pourquoi, Danny ? Pourquoi, tu reviens aujourd'hui ? » criai-je.
« Je vois que ta maison n'a pas changé. » répondit-il d'un ton calme en ignorant totalement ce que je venais de dire.

_____ J'allais continuer mon monologue mais ma bouche resta ouverte sans que aucun son n'en sorte.

« Comment tu... »
« Regarde par ta fenêtre. »


_____ Je me levai de mon lit et me mis devant ma fenêtre, je repoussai le rideau et scrutai la rue, la peur au ventre. Mon c½ur fit un bond dans ma poitrine quand je vis une voiture bleu ciel garé dans la rue, il n'y avait qu'une seule personne pour avoir une voiture de cette couleur et le conducteur était adossé contre le véhicule, le regard tourné vers moi.

« Rejoins-moi, on a pas mal de truc à se raconter. »

_____ Des trucs à se raconter, hein ? Tu vas voir ce que je vais te raconter moi, Danny Jones. Je raccrochai et quittai ma chambre.

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# Posted on Wednesday, 02 September 2009 at 4:45 AM

Edited on Friday, 11 September 2009 at 9:43 AM

 
 Chapter Four : This love is killing me
 

   Chapter Four : This love is killing me

_____ Je sortis dehors comme une furie, poings et mâchoires serrées, je ne pris pas en compte le regard surpris de Harry qui me demanda ce que j'avais pour être dans cet état là. Je fonçai directement vers la voiture, les yeux braqués sur Danny. Les bras croisés sur son torse et un petit sourire aux lèvres, il me regardait venir sans bouger.

« Espèce d'ordure ! » criai-je à pleins poumons en me plantant devant lui.
« Je vais bien, merci. Ca fait longtemps qu'on ne s'est pas vu, dis donc. »
« Je vais te tuer, Jones. Je te jure. »
« Calme-toi. »
« Mais comment veux-tu que je me calmes ! »
hurlai-je.

_____ Il soupira sans cesser de me fixer, son regard océan m'avait toujours déstabilisé mais pas autant qu'aujourd'hui. En deux ans, j'avais oublié à quel point ils étaient envoûtant et ma colère s'évapora presque aussi vite qu'elle était apparut. Je ne voulais pas retomber dans le piège, mais je me sentais déjà défaillir, pour mon plus grand agacement. Mes yeux quittèrent les siens à regret pour se posés sur son visage. Il avait changé en deux ans, il gardait toujours la même bouille enfantine mais un bon nombre de petits détails avaient changés.

« Depuis quand tu ne te lisse plus les cheveux ? »
« Un petit moment. J'en avais marre de passer une heure tous les matins avec mon lisseur dans les mains. »
« Ta coupe de cheveux à changer mais pas ton amour pour les chemises de bûcheron. »


_____ Il eut un petit éclat de rire, son qui me fit frissonner de la tête aux pieds.

« Je n'ai pas changé, tu sais. »
« Dommage. »
répondis-je assez sèchement.

_____ Son sourire en coin s'effaça et il détourna le regard pour scruter la rue quasi déserte, puis ses yeux se posèrent sur la maison.

« Si Hazz te voit ici... »
« Il m'en mettrai sûrement une. »
« Et il aurait raison, tu le mérites. »
« Peut-être bien. »


_____ La situation commençait à m'agacer, j'aurais aimé poser des tonnes de questions à Danny mais Miss Conscience refit surface.

« Il t'a fait souffrir pendant deux ans, tu dois lui rendre la pareille. Fais lui regretter ce qu'il t'a fait. » susurra t-elle.
« Et bah tu sais quoi ? Pour une fois je suis d'accord avec toi. » lui répondis-je intérieurement.
« Qu'est-ce qu'on fait maintenant ? » demandai-je à Danny.
« Je ne sais pas. On pourrait peut être faire un tour. » proposa t-il.
« Faire un tour ? » répétai-je en riant nerveusement. « Tu te moques de moi, là ? Tu disparais du jour au lendemain pendant deux ans et là, tu débarques au bout de tout ce temps et tu crois que tout va redevenir comme avant ? Tu rêves, mon caillot. »

_____ Je lui jetai un regard noir auquel il répondit par un sourire.

« Pourquoi tu es revenu ? » demandai-je en essayant de garder mon calme.
« Tu veux vraiment le savoir ? Je n'en sais rien, voilà. »
« Ne me pousse pas à bout, Jones. Je ne sais même pas pourquoi je reste ici à parler avec toi, je ferais mieux de rentrer à la maison et je crois même que c'est ce que je vais faire de suite. »


_____ Je fis volte-face et voulu m'en aller sauf que la main de Danny s'enroula autour de mon poignet et il m'attira vers lui, j'atterris contre son torse et tous mes muscles se crispèrent. Je relevai le nez pour croiser son regard et m'y noyai totalement. J'avais beau me débattre pour garder la tête hors de l'eau, je coulai à pique. Ma respiration se bloqua, la tête me tournait, j'étais totalement plongé dans un état second proche du comatage. Danny ne bougea pas, mais quand une voix masculine autre que celle de Dan' résonna dehors, ce dernier détourna son regard du mien pour le posé sur un point inexistant au dessus de ma tête. Je me frappai intérieurement pour m'obliger à tourner la tête.

« Les ennuis commencent... » chuchota Danny.

_____ Effectivement, pour être un ennui s'en était un gros.

« JONES !! » hurla Harry en déboulant vers nous.

_____ Ses yeux jetaient des éclairs, je ne l'avais encore jamais vu dans un tel état de colère et une boule se forma dans mon estomac, je sentais déjà le drame arrivé.

« Je vais te refaire le portrait espèce de connard ! » aboya t-il.
« Hazz... » commençai-je.
« Rentre, Léna. Je dois parler à celui là. » dit-il en donnant un coup de tête vers Danny.

_____ Il m'écarta de Danny pour se planter devant lui, les deux bruns se dévisagèrent sans dire un seul mot alors que moi j'étais en retrait en train d'assister au spectacle.

« Est-ce que je te tue maintenant ou j'attends un peu ? »
« Tu me laisses une chance de m'expliquer ? »
« Pour que tu me sorte un ramassis de mensonge ? Non, je ne crois pas. »
déclara Harry en le foudroyant toujours du regard.

_____ J'eus un mauvais pressentiment, je devais convaincre Harry de rentrer à la maison ou la situation allait tournée au cauchemar, si c'était encore possible. Je posai ma main sur son avant-bras et me mis devant lui.

« Léna, rentre ! »
« Non, toi tu rentres. Laisse-moi gérer ça. S'il te plait. »
« Non. »
« Hazz, ne fais pas le gamin. Je sais ce que je fais. »


_____ Ses yeux se posèrent sur moi, il du lire la détermination dans mes yeux puisqu'il finit par capituler.

« Tu ne perds rien pour attendre, Jones. » dit-il avant de tourner les talons et de retourner vers la maison.
« Merci. » dit Danny.
« Ne me remercie pas, parce que tu aurais préféré que Harry te fracasses le crâne plutôt que t'entendre ce que je vais te dire. Ca fait deux ans que j'attends ton retour, deux ans que ma vie s'est arrêtée quand tu es parti. J'essaye en vain de t'oublier, j'y étais presque parvenu sauf que tu débarques comme ça et tu fous tout en l'air. Je ne veux plus te voir, Danny. Va t-en, repart d'où tu viens et oublie-moi. Comme tu l'as dis la dernière fois : C'est fini. »

_____ Je tournai les talons sans lui accorder un regard supplémentaire, mes yeux me piquaient et je ne voulais en aucun cas qu'il voit mes larmes. Il ne chercha pas à me retenir même si je sentais son regard dans mon dos, j'ouvris la porte d'entrée puis la refermai avant de m'être engouffré à l'intérieur. Harry se dirigea immédiatement vers moi et je me laissai tomber dans ses bras, pleurant toutes les larmes qui avaient menacé de couler auparavant. Malgré mes sanglots, j'entendis un bruit de portière qui claque suivis d'un bruit de moteur et le silence total. Il était parti. Encore une fois.

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Coucou les filles ! Un petit chapitre de plus et un petit mot pour vous dire que les suites seront plus longues à arriver, je n'ai pas beaucoup de chapitres d'avance et avec les cours je ne trouve pas le temps d'écrire ><'
Désolée :/ Bisous

# Posted on Sunday, 06 September 2009 at 3:40 AM

Edited on Tuesday, 15 September 2009 at 12:18 PM